ARNAUD
POULAIN

SECRÉTAIRE DÉPARTEMENTAL ADJOINT — LES RÉPUBLICAINS DES YVELINES

Budget de la Sécurité sociale : un vote irresponsable

Budget de la Sécurité sociale : un vote irresponsable

Budget de la Sécurité sociale : un vote irresponsable

Les députés ont adopté hier (avec le soutien unanime des macronistes et quasi unanime des socialistes) un budget de la Sécurité sociale en déficit de 19,4 milliards d’euros. Le gouvernement proposait déjà, dans sa version initiale, un déficit de 17,5 milliards ; l’Assemblée a réussi l’exploit de l’alourdir encore.

Les députés portent une lourde responsabilité en votant ce budget socialiste qui nous enfonce un peu plus dans le mur. Certains viendront vous parler de « sens des responsabilités » : ce sont des foutaises. Il aurait mieux valu que ce budget ne soit pas adopté et que le gouvernement soit contraint de prendre ses responsabilités par ordonnances, plutôt que de faire voter un texte qui creuse encore davantage notre dette sociale.

Pour mesurer l’ampleur du renoncement, il suffit de regarder ce qui a été accepté et qui ne devait en aucun cas l’être. Nos députés n’auraient jamais dû voter :

  • la suspension de la réforme des retraites,
  • la hausse de la fiscalité sur le capital via la CSG,
  • la hausse de la CSG sur les plus-values de dividendes.

Surtout, il fallait enfin s’attaquer sérieusement aux dépenses. Cela passait par la suppression de l’AME, une véritable politique de lutte contre l’explosion des arrêts maladie en allongeant les délais de carence dans le public comme dans le privé (leur coût est passé de 8 milliards d’euros en 2010 à 20 milliards aujourd’hui), une réduction de la bureaucratie médicale, et, évidemment, une réforme plus ambitieuse des retraites. Introduire une part de retraite par capitalisation, tout en assurant l’équilibre du système pour l’avenir, serait une condition minimale pour sortir durablement de cette spirale de déficits.

Il y aurait aussi beaucoup à dire sur les familles et les médecins libéraux qui sont attaqués dans le PLFSS.

Don’t Stop Here

More To Explore

Mains âgées jointes, gros plan

Fin de vie : demain, une frontière que nous ne saurons plus refermer

Tribune. À la veille du vote final de l’Assemblée nationale sur l’aide à mourir, malgré trois refus du Sénat : ce que disent les chiffres de la Belgique, des Pays-Bas et du Canada, et pourquoi les soins palliatifs restaient la vraie réponse.

Main gantée d'un ouvrier actionnant une roue de machine dans un atelier

Travailler plus doit rapporter plus

Les Républicains proposent de porter le seuil légal du travail à 1 623 heures et d’en faire une frontière « zéro cotisation ». Une mesure qui ne prétend pas tout résoudre, mais qui rappelle une évidence : le travail doit redevenir un gain, pour le salarié comme pour l’entreprise.