La famille, premier pilier de la nation
La France traverse la rupture démographique la plus grave depuis 1945. 1,56 enfant par femme, très en dessous du seuil de renouvellement : en 2025, pour la première fois, les décès l’ont emporté sur les naissances. Et pourtant, les Français veulent toujours 2,3 enfants. Ce qui manque, ce n’est pas le désir : c’est le courage politique. En quinze ans, on a transformé la politique familiale en politique sociale, mis les aides sous conditions, attaqué le quotient familial, oublié les classes moyennes. Résultat : ce sont précisément ces familles qui travaillent qui ont la natalité la plus faible. Il est temps de renverser la table.
Nos mesures pour la famille
Rendre enfin aux familles le fruit de leur travail
Chaque enfant est une espérance, non une charge fiscale. Nous rétablirons un revenu familial de 240 € par mois et par enfant pour les familles qui travaillent, afin que l’effort d’élever des enfants soit enfin reconnu à sa juste valeur. Une politique simple, lisible, qui rend justice aux classes moyennes oubliées depuis quinze ans.
+2 880 € par an et par enfantSoutenir véritablement les familles nombreuses
Parce qu’elles portent une part essentielle du renouvellement français, les familles nombreuses doivent être encouragées, non pénalisées. Dès le troisième enfant, le soutien doit devenir beaucoup plus puissant et lisible : le revenu familial est doublé, sans condition de ressources, sans formulaire. Un signal politique clair envoyé à ceux qui font le pari de la vie.
Jusqu’à 960 € par mois dès le 3e enfantPermettre les premiers mois essentiels de la vie
Les premiers mois d’un enfant ne sont pas une variable économique : ils fondent une vie. Nous voulons instaurer un véritable congé de naissance jusqu’aux six mois de l’enfant, ouvert au père comme à la mère, indemnisé à 70 % du salaire, avec retour garanti au poste. Donner aux parents le temps d’accueillir dignement cette naissance — et à l’enfant le temps d’être attendu.
6 mois pour accueillir son enfantDonner aux familles les moyens de devenir propriétaires
La fiscalité immobilière française étouffe les jeunes familles. Trop de couples renoncent à un logement plus grand parce que l’impôt l’emporte sur la vie. Nous déduirons de l’impôt sur le revenu 50 % des intérêts d’emprunt pour un enfant, 75 % pour deux, 100 % à partir de trois. La propriété redevient un horizon familial accessible.
100 % des intérêts déduits à 3 enfantsNotre vision de la famille
La famille n’est pas une politique parmi d’autres. Elle est le premier lieu où s’apprennent la liberté et la responsabilité — et la condition de tout le reste.
Redonner aux parents leur liberté éducative
Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. L’État doit les soutenir dans cette responsabilité, jamais s’y substituer. Défendre la famille, c’est aussi défendre la liberté de transmettre.
Protéger la transmission entre générations
Une politique familiale cohérente protège aussi l’héritage, l’épargne et la continuité entre générations. On ne construit pas l’avenir en empêchant les familles de transmettre ce qu’elles ont bâti.
Défendre les repères qui fondent notre civilisation
La famille n’est pas seulement une structure sociale. Elle est le premier lieu où s’apprennent l’autorité, la liberté, la responsabilité, l’amour et l’enracinement.
Comment François Hollande et Emmanuel Macron ont détruit la politique familiale
Dix ans de décisions qui ont brisé l’universalité, raboté les avantages fiscaux des familles et abandonné la natalité. Voici les faits.
Le quotient familial raboté
Le quotient familial est l’outil qui ajuste l’impôt selon le nombre de personnes à charge dans le foyer. Hollande abaisse son plafond à deux reprises : de 2 336 € à 2 000 € en 2013, puis à 1 500 € par demi-part en 2014. Conséquence directe : jusqu’à 1 500 €/an d’impôt supplémentaire pour une famille de classe moyenne avec deux enfants. Les classes moyennes payent, les familles paient deux fois.
2 336 € → 1 500 €Fin de l’universalité des allocations
Depuis 1945, les allocations familiales étaient universelles : toutes les familles à partir de deux enfants y avaient droit, sans condition de ressources. La loi de financement de la sécurité sociale 2015 brise ce principe fondateur en instaurant une modulation par tranches. Pour un foyer avec deux enfants : allocations divisées par 2 au-delà d’environ 80 000 €/an, par 4 au-delà de 107 000 €/an. La politique familiale devient une politique sociale.
÷ 2 puis ÷ 4La PAJE rabotée à son tour
Élu en 2017, Macron poursuit le travail entamé sous Hollande. La LFSS 2018 aligne progressivement l’allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE) sur le complément familial : réduction de moitié pour les classes moyennes. Les plafonds de ressources sont abaissés. Près de 500 millions d’euros par an d’économies budgétaires, soit autant retiré aux jeunes parents au moment où le bonheur d’accueillir un enfant rencontre la réalité financière.
−500 M€/anLa natalité en chute libre
Entre 2017 et 2025, la France enregistre 125 000 naissances de moins chaque année : la chute la plus rapide depuis 1945. Aucun retour à l’universalité, aucune réforme fiscale familiale, aucun choc de transmission. Le « réarmement démographique » annoncé en janvier 2024 se réduit, dans les faits, à un congé de naissance modeste et insuffisamment financé. Beaucoup de discours, peu de réparation.
770 000 → 645 000Le résultat — l’effondrement de la natalité française
Nombre annuel de naissances en France (en milliers).
En 2025, pour la première fois depuis 1945, les décès dépassent les naissances. L’indicateur conjoncturel de fécondité est tombé à 1,56 enfant par femme (contre 2,01 en 2012) — bien en dessous du seuil de renouvellement des générations.
Source : INSEE, bilan démographique annuel (données 2024 et 2025 provisoires).
« Quinze ans de demi-mesures et de coups portés. La France paye aujourd’hui le prix de cet abandon. Il est temps de remettre la famille au cœur du pacte national. »
Sources
- CAF — Barème des allocations familiales 2026
- Service public — Plafonnement du quotient familial
- Le Monde 2013 — Réforme du quotient familial sous Hollande
- Le Monde 2014 — Modulation des allocations familiales
- Assemblée nationale — Question écrite sur les conséquences de la modulation
- INSEE — Bilan démographique annuel, ICF série 2012-2025.
Comparer aujourd’hui et demain
Choisissez le nombre d’enfants. La CAF verse aujourd’hui une aide qui dépend de vos revenus. Le Revenu familial verserait demain un montant fixe à toutes les familles qui travaillent.
Pour 3 enfants, le Revenu familial verserait 960 €/mois à toutes les familles actives. Soit jusqu’à 613 €/mois de plus qu’aujourd’hui — et beaucoup plus pour les familles aux revenus moyens et supérieurs.
Estimation indicative, hors situations particulières et autres prestations CAF (PAJE, ASF, etc.). Barèmes CAF 2026.
La réforme en un coup d’œil
Comparer point par point le système actuel et notre proposition. Une réforme à budget quasi constant, qui simplifie radicalement et rétablit l’universalité.
Une réforme à budget quasi constant : la simplification de douze dispositifs libère la dotation. L’effort marginal de +1,5 milliard d’euros par an est dirigé vers les familles nombreuses et l’extension du congé de naissance.