ARNAUD
POULAIN

ÉLU DE VERSAILLES — SECRÉTAIRE DÉPARTEMENTAL ADJOINT LR78

Économie

Économie

Économie : produire plus pour vivre mieux

Depuis quarante ans, la France s’est désindustrialisée plus vite que ses voisins européens. L’industrie manufacturière est passée de 20 % à moins de 10 % du PIB, entraînant la perte de près d’un million d’emplois industriels et un déficit commercial de plus de 80 milliards d’euros par an. En 2000, un Français était moins riche qu’un Néerlandais de 3 500 €. En 2026, l’écart atteint près de 21 000 €. Ce décrochage n’a rien d’une fatalité. C’est un choix politique, et il peut être inversé.

Dette publique de la France

Augmente de 5 707 €/seconde

118,6 %
du PIB
74 Mds€
intérêts 2026
52 800 €
par habitant

Sources : INSEE, Agence France Trésor, Cour des comptes (2025-2026)

I. Déréglementer : en finir avec les règles qui asphyxient la production

01Supprimer 50 règles dès le lendemain de l’élection

L’inflation normative a doublé depuis 2000 : +33 000 mots de loi par mois, un stock de 48 millions de mots. Un impôt caché estimé à 3 à 4 points de PIB. Cinquante règles clés (seuil de 50 salariés, CSE 11-49, BDESE, normes plastiques, ICPE, PTGE eau…) seront supprimées ou recentrées dès la prise de fonction.

50 règles — J+1

02Code du travail : 50 principes, le reste à la négociation

Le Code du travail a doublé depuis 2000 malgré 20 ans de « simplifications ». Refondation autour de 50 principes indépassables ; pour le reste, c’est l’accord collectif d’entreprise ou de branche qui prévaut. Subsidiarité sociale, fin de l’extension automatique des accords, contestations encadrées dans des délais courts.

50 principes indépassables

03La règle du « un pour un »

Toute règle nouvelle imposant 1 € de coût devra entraîner la suppression de 1 € de règles existantes. Création d’une autorité indépendante avec pouvoir de veto sur les règles excessives (modèle néerlandais : −25 % de charges administratives, 1,5 Md€ économisés en 2024). Jamais plus que ce que l’Europe exige.

1 règle = −1 règle

04Passer d’un État de méfiance à un État de confiance

L’erreur non intentionnelle ne sera plus une faute : seule l’intention frauduleuse justifiera la sanction. Charge de la preuve portée par l’administration, et non par l’entreprise. Doctrine claire et opposable, contrôles concentrés sur la fraude réelle, accompagnement avant sanction (inspection du travail, fisc, DGCCRF).

Confiance par défaut

II. Rétablir dès aujourd’hui la compétitivité de nos entreprises

05−40 Md€ de prélèvements sur la production

Les entreprises françaises portent un handicap fiscal de 67 Md€/an par rapport à leurs concurrentes européennes. Baisse nette de 40 Md€ : 25 Md€ sur le coût du travail (seuil « zéro cotisation ») et 15 Md€ sur les impôts de production. Suppression de la C3S, CVAE, CFE industrielle ; réforme du forfait social. Stabilité fiscale garantie pendant tout le quinquennat.

−40 Md€ dès 2027

06Une électricité industrielle durablement compétitive

Contrat de long terme inspiré d’Exeltium : 30 TWh annuels d’électricité nucléaire sur 15 ans, prix indexé sur les coûts réels du parc rénové. Prolongation du parc à 80 ans, production cible à 400 TWh, fin des soutiens aux nouvelles capacités éoliennes et solaires. Objectif : jusqu’à −10 % sur le prix industriel.

Jusqu’à −10 %

07Concurrence équitable : fin de la naïveté

Seulement 0,008 % des imports sont contrôlés — 4,6 milliards de petits colis reçus en UE en 2024, dont 60 % non conformes aux normes. Réorientation d’au moins 50 % des contrôles DGCCRF/douanes vers les produits importés. Clauses de réciprocité systématiques, mécanisme carbone aux frontières renforcé et étendu, commande publique stratégique.

50 % des contrôles sur l’import

08Fonds France Production : 600 M€/an

Un Fonds France Production de 600 M€/an, piloté par les Régions, dédié à la modernisation de l’outil productif (robotisation, automatisation, équipements). Sur-amortissement fiscal complémentaire. 25 000 hectares de foncier industriel mobilisés : extensions facilitées (10 000 ha) et friches industrielles reconnues d’intérêt public majeur (160-200 000 ha).

600 M€ / an

III. Bâtir l’avenir : production, industrie, innovation

09Remettre la formation au service de l’économie

Un apprenti coûte 14 700 €/an en France contre 4 700 € en Allemagne. Réorientation des aides vers les niveaux CAP-BAC+2 et l’industrie, où l’effet sur l’insertion est le plus fort. Aide renforcée (6 000 €) pour les jeunes NEETs. Lycées professionnels confiés aux Régions et entreprises, convergence vers le modèle CFA.

Apprentissage industriel sanctuarisé

10Sept secteurs stratégiques pour la souveraineté

Crédit d’impôt recherche sanctuarisé, financements publics concentrés sur sept filières prioritaires : énergies du futur (nucléaire de 4e génération), intelligence artificielle, biotechnologies, matériaux avancés et batteries, microélectronique, cybersécurité, informatique quantique. Pilotage par un Commissariat au Plan renouvelé.

7 filières stratégiques

11Libérer la transmission du capital productif

Aujourd’hui, les droits de mutation peuvent atteindre 45 % : les héritiers d’une PME sont souvent contraints de la céder. Notre principe : tant qu’il n’y a pas de cession, il n’y a pas d’imposition. Droits calculés à la transmission mais exigibilité différée automatiquement. Réservé aux entreprises à activité productive réelle.

Pas de cession = pas d’imposition

12Orienter l’épargne vers la production

Les Français épargnent près de 6 000 milliards d’euros — massivement orientés vers la dette publique ou le logement social plutôt que vers les entreprises. Création d’un étage de retraite par capitalisation volontaire (compte individuel), fiscalité incitative sur les placements productifs de long terme. Objectif : 1 000 Md€ de capital productif à terme.

1 000 Md€ de capital productif
« On ne s’enrichit pas sans produire. Pour travailler, il faut qu’il y ait du travail : l’industrie n’est pas un secteur parmi d’autres, c’est le cœur battant de notre économie. En cinq ans, nous remettrons la France sur le chemin de la production et résorberons la totalité de notre déficit commercial. » Inspiré du programme Les Républicains « Produire plus pour vivre mieux » (février 2026)
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