Versailles doit innover : créons une fondation territoriale
Versailles doit se doter d’un outil simple et concret : une fondation territoriale construite avec ses entreprises.
Nos collectivités vivent la même réalité que les familles et que les entrepreneurs : des marges de manœuvre qui se resserrent, des dépenses incompressibles, et pourtant une attente intacte des habitants. Nous pouvons répondre à cette équation par de l’inventivité et du partenariat.
Une fondation territoriale, qu’est-ce que c’est ?
C’est une structure d’intérêt général ancrée localement, qui organise un circuit court du don : entreprises, particuliers, acteurs du territoire et tous ceux qui aiment notre ville financent des projets utiles, identifiés, suivis, évalués. Elle permet de fédérer des mécènes et d’orienter les financements vers des priorités partagées, au plus près du terrain.
Ce n’est pas une théorie. Des villes l’ont déjà fait.
Dunkerque s’est dotée d’une fondation territoriale dédiée notamment à l’emploi et à la jeunesse, en mobilisant un collectif d’acteurs publics et privés. Bordeaux a structuré une dynamique de mécénat collectif autour de projets d’intérêt général, avec une mobilisation d’entreprises sur la durée. Dans les Hauts-de-Seine, plusieurs communes structurent le mécénat via des dispositifs dédiés.
Côté chiffres, le mouvement est massif : environ 9% des entreprises en France sont mécènes, pour un volume de dons autour de 6,3 milliards d’euros. Et localement, certains territoires visent des montants très concrets : la ville d’Asnières récupère 300 000 euros par an de dons.
Alors, pour Versailles
Avec notre image, notre attractivité, notre patrimoine, notre tissu économique, et notre capacité à parler aussi à des donateurs internationaux, nous pouvons raisonnablement viser le même ordre de grandeur, et probablement davantage, si nos projets sont bien ciblés.
Que pourrait financer une telle fondation à Versailles ?
Des projets éducatifs, culturels, ou pour restaurer le patrimoine ou encore pour la jeunesse.
Ce que je propose est simple : que la Ville réunisse rapidement ses entreprises, ses acteurs culturels, éducatifs et associatifs, et qu’on bâtisse une fondation territoriale avec une gouvernance claire et des projets identifiables.
Quand l’argent public se raréfie, la réponse ne peut pas être le renoncement. La réponse, c’est la mobilisation de tous, au service du bien commun.



